Immobilier d’entreprise : la grande révolution à venir

Source : ZeVillage

 » Les professionnels de l’immobilier d’entreprise sont confrontés à une révolution qui va modifier profondément leurs offres et leurs manières de travailler. Avec notamment deux tendances fortes : la transformation des organisations du travail qui pousse à la mobilité et au travail distant et la montée en puissance des freelances.

Transformation des organisations du travail

La génération qui arrive au travail et la montée en puissance des nouvelles organisations dans les entreprises vont pousser à plus de mobilité. Les collaborateurs télétravailleront une partie de leur temps hors de leurs bureaux, et donc ils auront besoin de plus de collaboration : les organisation vont casser les silos, et les bureau casser les cloisons !
Ces changement entraînent également une demande plus forte à d’espaces de créativité et d’ouverture vers l’extérieur : des lieux inspirants, propices à l’accueil de partenaires ou de prestataires.

La demande de m² classiques de bureaux risque donc fort de fléchir pour laisser place à une offre plus souple. Bureaux, espaces collaboratifs plus importants, lieux relais sur le territoire pour permettre notamment aux équipes en mobilité (commerciaux, mainteneurs…) de se retrouver en région.
Cette offre reste encore largement à inventer même si certains acteurs ont pris de l’avance.

Cette transformation des parcs immobiliers d’entreprises nécessitera un accompagnement car une majorité des entreprises n’a pas encore entamé la mue qui fera demain leur agilité et leur capacité à innover rapidement.
Ne nous y trompons pas, l’agencement et l’organisation de l’espace de travail ont un rôle déterminant dans ce processus de transition.

Plusieurs acteurs du secteur ont d’ores et déjà renforcé leur services autour de cet accompagnement à la transformation. JLL notamment, qui au-delà du conseil immobilier, accompagne le client dans sa transformation et a pour se faire, créé en 2012 une département études et recherches autour des nouvelles formes de travail.

Ou encore GA Group, l’entreprise de « smart building » toulousaine, dont 60% du capital est détenu par ses collaborateurs et également présente à Paris a choisi de s’appliquer à elle-même les recettes qu’elle propose à ses clients.

L’aménagement de ses bureaux parisiens notamment sont un exemple de ce que les entreprises plébisciteront demain. Elle lancera d’ailleurs prochainement un MOOC gratuit autour du BIM, la maquette numérique qui révolutionne les métiers du bâtiment.

Montée en puissance des freelances et micro-entrepreneurs

Upwork et le syndicat Freelancers Union ont publié les résultats de leur enquête annuelle, Freelancing in America: 2017 (FIA), la mesure la plus complète de l’effectif des freelances aux États-Unis. La quatrième étude annuelle estime que 57,3 millions d’Américains travaillent en freelance (36% de la population active américaine). Nombre qui pourrait dépasser les 50% dans 10 ans. En France le phénomène s’accélère et le récent doublement du plafond de chiffre d’affaires autorisé pour les auto-entrepreneurs va encore accentuer ce mouvement de fond.

Cette montée en puissance d’une nouvelle forme de clientèle plus « indépendante » et mobile demande de nouveaux types d’espaces et de nouvelles offres plus souples. Plus de flexibilité faite de bureaux à disposition sans engagement, d’espaces utilisés dans un mode éphémère, de lieux de collaboration – au calme ou pour une vie de groupe – alternent en fonction des besoins.

Cela va donc conduire les professionnels a repenser le format de leurs offres. Les baux commerciaux n’étant plus pour très longtemps le modèle de référence. Les constructeurs automobiles commencent à offrir la location de mobilité, les professionnels de l’immobilier vont eux-aussi réinventer leurs offres dans leurs formats, leurs tarifs, leurs durée.

Des lieux accélérateurs d’innovation

Des communautés également, qui vont « habiter » les lieux qu’on dit tiers-lieux c’est à dire des espaces qui ne sont pas des bureaux classiques et qui ne sont pas un domicile. C’est ici un des grands défis qui se pose aux professionnels de l’immobiliser d’entreprise qui vont devoir fournir, pour certaines clientèles d’indépendants notamment, des espaces animés, et habités par une communauté d’entrepreneurs et de travailleurs mobiles qui pourront s’investir dans la vie et donc l’attractivité du lieu. Difficile alchimie qu’il va leur falloir maîtriser.

Un espace de coworking, un fabLab, un accélérateurs d’innovations et l’écosystème qui gravitera autour, voilà ce qui fera demain une part importante de l’attractivité d’un quartier d’affaires, tout autant que sa situation géographique ou la qualité de son bâti. Le quartier EURAtech à Lille a vu pousser de nombreux bureaux et espaces de travail autour de son coeur : l’accélérateur / incubateur d’entreprises du numérique. Autant d’entreprises (du numérique et d’autres secteurs) attirées par le bouillonnement d’idées de ce lieu, par la présence de jeunes startups inspirantes, par l’envie de participer à l’aventure collective qui s’y joue depuis plusieurs années.

Des communautés actives

Les entrepreneurs qui réussissent souhaitent en général rester à proximité ou dans le quartier et alimentent ainsi la construction de nouveaux m² autour de l’accélérateur. Les leviers de l’attractivité d’un quartier d’affaires sont donc renouvelés, les territoires n’ont pas tous, loin s’en faut, pris la mesure de cette nouvelle aire et certains quartiers d’affaires bien placés, au bon prix… perdent leur attractivité sans en comprendre la raison réelle.
Cette mécanique fonctionne également pour l’habitat nouveau. En effet, la redynamisation de quartiers passe de plus en plus souvent par l’apport d’un lieu vivant qui permet aux résidents de « télétravailler » ou « d’entreprendre » près de chez eux, pas seuls et en bénéficiant d’un écosystème participatif. C’est évidemment plutôt dans ces quartiers « habités » que les primo accédants vont imaginer leur avenir. »

Source : ZeVillage

Startups, rejoignez le Pavillon Lab RH

Salon NewWork – 4 & 5 avril 2018 –
Palais des Congrès de Paris
Organisé en parallèle de PRODURABLE

+ Les Nouvelles organisations
+ Les Nouveaux métiers
+ Le Nouveau management
+ Les Nouveaux espaces de travail
+ Les Nouveaux outils et services

Pavillon START-UP Lab RH
APPEL A CANDIDATURE jusqu’au 28.02.2018

Le Lab RH et NewWork s’associent pour vous proposer de réserver votre emplacement sur le Pavillon « Start-Up » Lab RH du salon NewWork les 4 – 5 avril 2018 au Palais des Congrès de Paris (Niveau 3 Hall Bordeaux), organisé en parallèle du salon PRODURABLE.

Startups, présentez vos solutions RH dans les domaines suivants :

  • Culture, motivation et bien-être
  • Recrutement et acquisition
  • Mobilité gestion des carrières et des compétences
  • Formation et Développement des individus
  • Administration et gestion de la relation sociale
  • Infrastructures et SIRH

 

Participer à NewWork, le travail du futur, c’est l’opportunité pour votre Start-Up de bénéficier d’une visibilité forte pendant 2 jours et d’initier des leads qualifiés. 8 Start Up seront sélectionnées pour rejoindre le Pavillon Lab RH.

OFFRE SPÉCIALE « START-UP » PAVILLON Lab RH : 1 700 €HT (tout inclus)

DETAIL DE L’OFFRE START-UP

  • Une présence sur le Pavillon Lab RH « Start-up » pendant les 2 jours du salon : un corner dédié et livré clé en main, sur un espace mutualisé et moquetté. Une formule « tout incluse » : aménagement complet, mobilier, spot, enseigne, électricité, Internet en wifi, assurance, gardiennage, nettoyage.
  • 50 invitations pour convier votre écosystème au Salon : clients, prospects.
  • 2 PASS EXPOSANT par entité + 2 PASS VIP non nominatif.
  • Visibilité : logo de la structure sur le site web NewWork  et référencement dans le Progamme Officiel du Salon.

Les startups sélectionnées sur ce Pavillon doivent être membres du Lab RH ou s’acquitter des frais d’adhésion au Lab RH (tarif préférentiel dans le cadre du Forum NewWork).

Option : Programmation d’un atelier de 45 minutes dans une salle entièrement équipée (sur devis).

Clôture des candidatures : 28 février 2018

*Fin des candidatures*

Télécharger les Conditions Générales de Ventes de NewWork 2018

Baromètre 2017 de la QVT : Le bureau n’est pas mort !

« Actineo publie la nouvelle édition de son baromètre.

Interrogeant plus de 1 200 salariés, il permet de dresser un état des lieux des tendances en termes d’aménagement tertiaire, et dans le même temps, de balayer certaines idées reçues…
Cela n’aura échappé à personne… On entend de plus en plus parler de flex office. Mais si le sujet fait le buzz, s’agit-t-il pour autant d’un mouvement de fond ? D’après le baromètre réalisé cette année par Sociovision pour le compte d’Actineo, les postes non attribués ne concerneraient à ce jour que 6 % des actifs travaillant dans un bureau. 65 % travaillent toujours dans un bureau fermé (dont 32 % dans un bureau individuel et 33 % dans un bureau fermé collectif) et 29 % dans un espace collectif ouvert. Quant aux modes de travail, 50 % déclarent travailler majoritairement en équipe, 46 % majoritairement seuls et 4 % en mode projet. On note également l’arrivée, encore timide, d’autres espaces, plus informels. Si les salles de repos et/ou de détente apparaissent désormais comme « incontournables » tout comme les coins café, d’autres seraient aussi « très attendus » par les salariés mais encore peu présents pour l’heure dans les entreprises. Parmi eux, les jardins, espaces verts et cafétérias (seulement 20 % des personnes interrogées en disposent). Ou encore les espaces de coworking ou d’innovation type fablab (5 %). Sans oublier ce que les salariés considèrent comme des « petits plus », comme les bibliothèques (10 % des actifs interrogés en disposent), les conciergeries (7 %) ou encore les salles de sport (6 %).

Des salariés majoritairement satisfaits

Comme cela semblait déjà se dessiner depuis quelque temps maintenant, la corrélation entre aménagement des espaces tertiaires et qualité de vie au travail se confirme. 95 % des salariés pensent que l’espace de travail est important pour leur santé et 93 % pour leur bien-être. Et bonne nouvelle, ils sont 80 % à se dire globalement satisfaits de leur qualité de vie au travail ! La première source de satisfaction se trouve dans les relations humaines : 87 % sont satisfaits de leur relation entre collègues et avec les personnes qu’ils encadrent. En revanche, ils ne sont (que) 76 % à se dire satisfaits des relations avec les managers. Au-delà des relations, les salariés apprécient aussi le fait de pouvoir coopérer (79 %), s’isoler pour travailler seul (73 %) ou encore télétravailler (61 %).
Quant aux équipements et espaces, ils semblent remporter là aussi l’adhésion ! 80 % sont satisfaits de la disponibilité des salles de réunion, 79 % de l’espace à mis disposition pour travailler, 78 % des équipements (ordinateur, tablette, réseau…), 75 % de la qualité du mobilier ou encore 74 % des espaces dédiés au travail collectif. Des chiffres légèrement en baisse, toute proportion gardée, dès qu’il s’agit d’évoquer les éléments liés au bien-être : 69 % se disent satisfaits des espaces extérieurs accessibles, 68 % de la restauration et 62 % de la présence de bulles de confidentialité à proximité du poste de travail.

Au-delà des frontières du bureau

Avec les nouveaux modes d’organisation et de travail, les salariés se retrouvent de plus en plus mobiles et nomades. C’est déjà le cas pour 48 % d’entre eux, qui disent travailler parfois hors des locaux de leur entreprise. Que ce soit à leur domicile (48 %), dans les restaurants/cafés (51 %), les transports en commun (42 %), les hôtels (39 %), ou encore les espaces voyageurs (36 %). Les tiers-lieux font eux aussi déjà partie de la réalité de travail pour environ un quart des actifs. Ces derniers privilégient les espaces de coworking (31 % contre 15 % en 2015), les fablabs (23 % contre 12 % en 2015) et les incubateurs d’innovation (23 % également contre 11 % en 2015). Et deux utilisateurs sur trois sont globalement satisfaits de l’aménagement de ces tiers-lieux (décoration et design, qualité de l’éclairage, acoustique, température…).

 » 87 % des salariés souhaitent disposer d’un poste de travail attribué  »

Dessine-moi l’espace de travail idéal…

Enfin, quand on demande aux salariés français de se projeter et d’imaginer leur espace de travail idéal, ils sont 57 % à visualiser… un bureau individuel fermé ! 39 % lui préféreraient un bureau collectif de petite taille et 29 % un espace ouvert, avec des bulles de confidentialité et des salles de réunions de proximité en libre accès. Quant à la question des postes attribués ou non, le verdict est sans appel : 87 % souhaitent disposer d’un poste de travail attribué. Une tendance toutefois plus nuancée chez les 15-24 ans parmi l’ensemble des actifs : 58 % pourraient envisager un bureau non attribué, à condition d’avoir tout de même accès à un espace de travail avec tous les outils dont ils ont besoin. Enfin, selon les salariés travaillant dans un bureau, l’espace de travail idéal doit être conçu pour améliorer le travail d’équipe et la collaboration avec les autres (46 %), apporter des bienfaits en termes de santé et bien-être (42 %) et enfin, améliorer les performances individuelles en termes de production et de concentration (41%). Des informations utiles à l’heure où de nombreuses entreprises se posent la question du flex office… »

Voir toutes les infographies d’Actineo

Source : Workplace Magazine

Etude : « Pensez l’emploi autrement »

« Le Lab’Ho, l’Observatoire des Hommes et des Organisations, a mené une étude d’envergure auprès de 5 600 personnes, candidats et collaborateurs du Groupe Adecco.

Télécharger l’étude « Penser l’emploi autrement »

Des nouvelles modalités encore confidentielles mais plutôt bien accueillies

Coworking, ubérisation, crowdworking, CDI intérimaire, coopératives d’emploi, groupement d’employeurs, portage salarial… Alors que près de 12% de la population active française occupent un emploi non salarié, 50% des personnes sondées dans le cadre l’étude les méconnaissent : deux tiers des répondants connaissent peu ou pas les plateformes, 58% ne connaissent pas du tout le coworking, 53% le portage salarial et 70% le crowdworking.

Les résultats soulignent en outre que ces nouveaux modes de travail sont davantage connus par les répondants en CDI que hors CDI : 33% des personnes en CDI connaissent plutôt bien ou très bien les plateformes contre 18% hors CDI ; 37% des répondants en CDI connaissent plutôt bien ou très bien le portage salarial contre 23% hors CDI.
Pourtant, et c’est là un des principaux enseignements de l’étude, dès lors qu’elles sont expliquées, les répondants sont favorables à ces nouvelles modalités : 79% des répondants en CDI et 72% des répondants hors CDI se disent plutôt favorables ou tout à fait favorables à l’utilisation des plateformes ; 64 % des personnes en CDI et 49% des personnes hors CDI déclarent être plutôt favorables ou tout à fait favorables pour s’installer à leur compte.

Réserves et attentes : focus sur la multi-activité et les plateformes web

Diversité des missions, plus de relationnel, enrichissement des expériences, flexibilité, plus d’indépendance… Bien accueillie par 73% des répondants, la multi-activité séduit. Cependant, les sondés émettent des réserves quant aux horaires souvent étendus, l’augmentation du stress et un équilibre vie professionnelle – privée difficile à gérer. Autre source d’inquiétude que les verbatims des répondants permettent de mettre en évidence : la question de l’employabilité. En effet, les personnes pointent le risque d’une dispersion des compétences et donc d’une perte d’expertise ainsi que des perspectives d’évolution moindres.

Les plateformes quant à elles, sont d’abord vues par les répondants comme une manière de compléter leur revenu. Parmi les 5% des personnes interrogées les ayant déjà utilisées (indépendants, chefs d’entreprises, artisans), 47% les jugent « pratiques » et 47% « très utiles ». Les plus favorables à leur utilisation sont des profils plutôt qualifiés : indépendants, étudiants, experts en informatique. En revanche, l’étude démontre que les plus réfractaires aux plateformes sont des profils moins qualifiés (niveau inférieur au bac, ouvriers, employés).

Pour Cécile Mathivet, directrice du Lab’Ho, « Les résultats de l’étude et les conclusions du groupe de travail dessinent une entreprise de demain qui serait recentrée sur son coeur de métier et entourée d’une galaxie de prestataires travaillant en mode projet. Si ces nouvelles formes d’emploi sont bien accueillies par les personnes interrogées, leurs inquiétudes révèlent le besoin d’une forte intermédiation : ces nouvelles modalités impliquent un accompagnement renforcé des parcours et des transitions professionnelles ». »

Télécharger l’étude « Penser l’emploi autrement »

Source : Le Groupe Adecco

Les « HappyTech », ces startups qui s’attaquent au mal-être au travail

Source : La Tribune

« Une quinzaine de startups unissent leurs forces au sein du label Happy Tech, qui vise à fédérer et à promouvoir les innovations pour lutter contre le mal-être au travail, cause de nombreux burn-out et dépressions. Un enjeu sociétal et économique majeur, puisque le mal-être en entreprise coûte 12.600 euros par an et par salarié au secteur privé.

Après les BioTech (startups dans la médecine), les FinTech (dans la finance), les FoodTech (alimentation), AdTech (publicité), MarTech (marketing), LegalTech (droit), InsurTech (assurance) et même les ChurchTech (numérisation de la pratique de la foi), place désormais aux… HappyTech, les startups spécialisées dans le développement du bien-être au travail grâce aux nouvelles technologies.Encore un anglicisme pour désigner un sous-secteur obscur de la tech en quête de notoriété ? Un peu, mais pas seulement. Malgré leur appellation un brin triviale, les HappyTech s’attaquent à un véritable enjeu de société : le mal-être au travail, source de nombreuses dépressions, stress, burn-out et d’une perte de productivité qui impacte la performance des entreprises et donc l’ensemble de l’économie française.

Favoriser le bien-être, de la simple bonne gouvernance financière ?

Depuis quelques années, de plus en plus de startups se lancent donc dans le business du bien-être en entreprise. Leur credo : la technologie pour retisser les liens entre la direction et les salariés, et entre les salariés eux-mêmes. Un positionnement en phase avec une volonté de plus en plus forte, notamment chez la nouvelle génération des Millennials, d’avoir un travail qui fait à la fois sens et dans lequel on se sent bien. L’arrivée du bio dans les cantines, les expérimentations de télétravail, les événements de « team building » inspirés de la culture d’entreprise des startups, participent à ce mouvement de fond.Ainsi, les Comeet, Workwell, BoostYourFit, Hu.Di, MonMartin ou encore Cocoom, toutes membres du collectif, tentent de convaincre les grands groupes et les PME avec un argumentaire simple : dépenser un peu maintenant, récolter beaucoup plus tard, tout en évitant des coûts inutiles comme les arrêts maladie pour burn-out ou dépression. « C’est logique : plus l’employé se sent bien, plus il s’implique, moins il est absent, plus il reste longtemps dans l’entreprise et plus sa productivité et la qualité de son travail sont importantes« , décline Samuel Metias, le fondateur et Pdg de Comeet, également à l’origine du collectif HappyTech.D’après les estimations basées sur l’activité des dix-neuf startups membres, une démarche « outillée et structurée » de bien-être au travail permettrait à une entreprise de 500 salariés d’économiser « près d’un million d’euros » par an. Une somme calculée sur la base d’une baisse de 3 jours du taux d’absentéisme, de 2% du taux du taux de fidélisation et une augmentation de 5% de la productivité.

« Prendre soin de ces salariés, ce n’est pas seulement faire preuve de bienveillance, c’est aussi purement et simplement de la bonne gouvernance financière. Un mauvais management du travail entraîne de la souffrance et donc un coût pour l’entreprise », plaide Florence Feve-Vallot, la déléguée générale de HappyTech.

Les entreprises françaises, bonnet d’âne du bien-être en Europe

Problème : on est encore très loin du compte. Et surtout en France. D’après une étude récente du cabinet Technologia agréé par le ministère du Travail, 3,2 millions d’actifs français sont considérés « à risque élevé de burn-out ». Quid des autres ? Ils ne sont pas plus motivés pour autant. Le baromètre QVT (pour « qualité de vie au travail ») de l’institut Gallup pointe que 89% des salariés français sont « activement désengagés » [sic] de leur travail, ce qui constitue un record en Europe.  »

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Le Futur Du Travail : Un défi plus humain que technologique

Source : Forbes

« Si les entreprises éprouvent des difficultés à se transformer à l’ère numérique, ce n’est pas tant la faute de ruptures technologiques que de soucis humains. Quelles sont les méthodes à adopter pour construire une culture forte ? Comment recruter et former les équipes idéales ? A quoi ressemblent les futurs lieux de travail ? Retour sur les trois tendances majeures qui bouleversent le monde des ressources humaines et du management et dessinent les contours du futur du travail.

L’importance d’une culture d’entreprise solide
« Les employés viennent en premier, pas les clients. Si vous prenez soin de vos employés, ils prendront soin de vos clients. » Ces mots de Richard Branson, le fondateur de Virgin, montrent bien le rôle fondamental que joue la culture d’entreprise. Une culture d’entreprise solide repose sur la motivation, qui implique elle-même quatre facteurs : l’autonomie, l’apprentissage et la formation continue, l’appartenance et la quête de sens. Développer une culture authentique, c’est-à-dire en phase avec l’ADN et les valeurs de l’entreprise, est la clé pour favoriser l’engagement, la confiance, l’échange, la transparence, la prise d’initiative et, in fine, accroître la productivité. L’institut “Great Place To Work” effectue ainsi un classement annuel des entreprises où il fait bon vivre et travailler. Avec, à la clé pour les entreprises citées, un bénéfice net en termes d’image de marque employeur et d’attractivité des talents.

Recrutement digital : les RH 2.0
En 2015, déjà, 82% des entreprises utilisaient un réseau social pour recruter. Grâce aux réseaux sociaux, les talents sont accessibles et se forgent une e-réputation personnelle, aussi appelée personal branding. Il existe même des applications mobiles (Jobr, Kudoz, Ahead, Emjoyment…) qui, à l’instar de Tinder, sont basées sur le principe du « swipe » (à droite si l’on est intéressé par un candidat, à gauche si non). Sans oublier l’e-learning, qui permet à tout collaborateur de se former seul à l’aide d’un ordinateur, d’une tablette ou d’un smartphone. Enfin, la data redonne un souffle au sourcing en permettant aux chargés de recrutement de trouver de nouveaux profils et de détecter automatiquement des candidats.
A l’autre extrémité du spectre salarial classique, une nouvelle tendance forte apparaît avec la “Gig Economy” (échange de compétences, petits boulots, base d’employés indépendants) qu’utilisent à plein les plateformes de la nouvelle économie comme Uber ou Deliveroo. De plus, selon le cabinet Gartner, un tiers des jobs seront remplacés par des robots d’ici 2025, notamment grâce à l’intelligence artificielle.

De nouveaux espaces de travail plus collaboratifs
Les open desk chez BETC, la verdure chez Google, le mobilier comme à la maison, les animaux pour réduire le stress, le travail debout pour garder la santé… Autant d’inspirations pour un lieu de travail innovant qui participe au bien-être des employés. Au-delà du lieu de travail, les réseaux sociaux d’entreprise font leur apparition. A titre d’exemple, 14 000 entreprises utilisent Workplace by Facebook, dont des grands groupes tels Club Med et Danone. Une déclinaison de Facebook qui permet aux organisations de créer leur propre réseau social interne et de communiquer et de partager sur un mode agile et décentralisé. »

Source : Forbes

L’étonnante journée de travail des «digital natives»

Source : Le temps

« Ils sont allergiques à la hiérarchie, portent des jeans-baskets et écoutent Spotify au bureau. Ils se rencontrent virtuellement et fuient les réunions qu’ils considèrent coûteuses en temps et inutiles. Ils se méfient du corporate life, trop contraignant, vertical, cloisonné et impersonnel, et rêvent d’entreprendre. D’aucuns auront reconnu les fameux «Y» ou «digital natives», ces individus nés entre 1980 et 1997.

Mal à l’aise avec les codes traditionnels du monde professionnel, ils n’acceptent pas les journées de travail dites «à la papa». Aux horaires classiques 9h-18h, ils préfèrent les longues journées entrecoupées de multiples pauses pendant lesquelles ils échangent avec leurs amis, font des achats en ligne, répondent à leurs courriels privés, ou encore réservent leurs prochaines vacances. «On parle de multitasking, le travail multitâche qui nous fait zapper d’un dossier à l’autre et perdre en efficacité, mais aussi de «blurring» pour désigner l’effacement de la frontière entre la vie professionnelle et personnelle», relève le site Régions Job dans un article intitulé La journée de travail des générations Y et Z va vous étonner.

Ainsi, chez Best Buy par exemple, Beth Trippie passe allègrement du travail au loisir pendant les heures de bureau. Cette spécialiste de la planification estime en effet que tant que les résultats sont là, ses employeurs n’ont pas à se demander comment le travail est réalisé. «Je joue constamment aux jeux vidéo, on m’appelle au téléphone, et je me mets au travail. Et, il faut le dire, je le fais et je le fais bien.»

Cette manière de travailler pose cependant de vrais problèmes aux entreprises qui, dans bien des cas, se trouvent désemparées face aux «Y». Les recruteurs leur reprochent notamment de ne pas avoir la «culture de l’effort», contrairement à leurs aînés les baby-boomers et les «X» (les quadragénaires d’aujourd’hui), mais aussi d’être des zappeurs compulsifs, incapables de se concentrer sur une tâche. Pour 53% des dirigeants d’entreprises, les «Millenials» sont enfin difficiles à recruter et à fidéliser. »

Source : Le Temps

J’ai testé le « cool-working » !

Source : L’Express Styles

« Bien plus que de simples bureaux avec wifi, ces nouveaux lieux offrent coaching, salle de sport ou de conférences… Nous avons passé une journée dans l’un des temples parisiens du travailleur nomade.

Selon une étude publiée en 2016, la France compterait plus de 400 espaces de travail partagés par plusieurs salariés ou entreprises. Adoptant les codes de l’hôtellerie et de la Silicon Valley, ces « accélérateurs de business » réinventent l’espace de travail et mettent en avant l’esprit de communauté et l’échange entre pairs.

Pour tirer leur épingle du jeu, les enseignes rivalisent d’offres complémentaires: salles de sport, cours de yoga, conférences privées avec des personnalités de la finance, de la culture, service de papeterie et même salon de coiffure… Le bureau n’est plus un simple espace de travail mais un lieu de vie dans lequel de nombreux aspects pratiques sont pris en charge.

Très apprécié par les start-up et le secteur du business digital, le coworking attire une palette de plus en plus variée d’entreprises. Car, une fois le loyer mensuel déboursé, zéro paperasse: tout est là, sur place, prêt à l’emploi, accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. La tentation était grande de se prêter au jeu et de tester la formule. Rendez-vous est donc pris chez Kwerk, pionnier français des espaces de coworking haut de gamme, qui s’apprête à ouvrir deux nouvelles adresses parisiennes… »

>> Découvrir la suite sur L’Express Styles

85 % des emplois de 2030 n’existent pas encore…

Source : Novethic

« C’est le chiffre étonnant d’une étude de Dell et du think tank « l’Institut du Futur ». Selon ses auteurs, 85 % des emplois en 2030 n’existent pas aujourd’hui. En cause, le développement de la numérisation, de la robotisation et de l’intelligence artificielle. Pour le travailleur du futur, le seul moyen de s’adapter sera la mobilité et la capacité à acquérir de nouveaux savoirs rapidement.

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La très grande majorité des emplois de demain n’existent pas encore, révèle une récente étude (1) publiée par le constructeur d’ordinateurs Dell et « l’Institut du Futur », un think tank californien.

Selon les auteurs, nous sommes entrés dans la deuxième phase du développement numérique. La première étape se résumait à la simple imitation de la pensée logique. Les prochaines années devraient conduire à la généralisation d’une intelligence artificielle cognitive, capable d’analyser et interpréter des données, de proposer des solutions et de les appliquer. La troisième étape, après 2030, verra l’apparition de « l’être humain virtuel », préviennent les spécialistes.

Mobilité et apprentissage sur le tas
Face à cette évolution, le travailleur de demain va devoir s’adapter. Il devra d’abord être plus mobile. Selon le Bureau du travail américain, les étudiants d’aujourd’hui seront passés par 8 à 10 emplois à l’âge de 38 ans ! Le travail en free-lance sera également de plus en plus fréquent. Il concernera la moitié de population américaine en 2020. L’étude affirme ainsi qu’à l’avenir, « la capacité à acquérir un nouveau savoir vaudra plus que le savoir déjà appris ».

Cette évolution du monde du travail crée d’ores et déjà des incertitudes. Un sondage réalisé par Dell auprès de 4 000 décideurs révèle que « près de la moitié d’entre eux ne sait pas à quoi ressemblera leur industrie d’ici trois ans ». 45 % d’entre eux craignent d’être « obsolètes » d’ici trois à cinq ans. Pour s’en sortir, 73% d’entre eux vont dans le numérique.  »

Source : Novethic

A quoi ressemblera le manager 3.0 dans l’entreprise de demain ?

Source L’Atelier BNP Paribas

« On parle beaucoup de réorganisation du monde du travail, de nouvelles manières de faire et de produire dans un écosystème plus local qui se passerait d’intermédiaires. Quelle place et quel rôle alors pour le manager dans l’entreprise de demain ?

A quoi ressemblera le manager 3.0 dans l’entreprise de demain ?
Le monde de l’entreprise est en pleine mutation. Des transformations substantielles, qui suivent les mouvements et les fluctuations d’une révolution encore plus grande : celle du numérique. A l’appui des transformations digitales des entreprises, de nouveaux modèles d’organisation du travail dessinent de nouvelles logiques de production et de nouvelles perspectives d’innovation. Suite au panorama général de ces nouveaux modèles qui entendent optimiser le fonctionnement des sociétés de demain, ressort une interrogation fondamentale : quels effets ont ces mutations sur les métiers ? Face à l’émergence du Learning by doing, de l’horizontalisation de l’organisation du travail, de l’accroissement de la flexibilité et du collaboratif, le métier de manager semble au cœur de toutes les discussions. C’est à lui que nous allons nous intéresser, d’abord parce qu’il est au cœur des changements en œuvre, ensuite, parce qu’il fait l’objet de tous les pronostics, des plus réalistes au plus fantasques, sur sa pérennité. Enfin, parce que le manager de demain sera sûrement le premier à épouser ces nouveaux modèles et à proposer des visions nouvelles, des stratégies novatrices qui accompagneront, sinon dirigeront les transformations digitales à venir.

Le management, fille des révolutions
Le management est fille des révolutions. Né du taylorisme, courant promouvant une organisation scientifique du travail, la discipline s’est évertuée, au fil du temps et des mutations de la société, à dégager des schémas organisationnels nouveaux cherchant à faire coïncider les aspirations des entreprises à l’air du temps, aux nouveaux modes de pensée et aux changements paradigmatiques, économiques, scientifiques et maintenant technologiques. En somme, le manager est la figure même de l’organisation du travail et incarne ses courants. S’intéresser à lui, c’est donc questionner substantiellement le futur du travail et ses cadres de pensée émergeants. Le manager en outre, n’en est pas à sa première mue. Figure récente, apparue au tout début du XXème siècle en plein cœur de la révolution industrielle pour faire face à une conception rigoriste et productiviste de l’économie, le manager a d’abord été considéré comme garant de la division verticale du travail, veillant au bon fonctionnement des chaînes de production, des protocoles et autres procédures scientifiquement rationalisées. Mais comme disait Karl Marx, « Le travail lui_même est nuisible et funeste non seulement dans les conditions présentes, mais en général, dans la mesure où son but est le simple accroissement de la richesse. » . Et l’organisation du travail, plus que se borner à la productivité, doit rendre les hommes libres de créer, d’expérimenter et d’innover. Car « le domaine de la liberté commence là où s’arrête le travail déterminé par la nécessité ». … »

…Lire la suite sur L’Atelier BNP Paribas