L’étonnante journée de travail des «digital natives»

Source : Le temps

« Ils sont allergiques à la hiérarchie, portent des jeans-baskets et écoutent Spotify au bureau. Ils se rencontrent virtuellement et fuient les réunions qu’ils considèrent coûteuses en temps et inutiles. Ils se méfient du corporate life, trop contraignant, vertical, cloisonné et impersonnel, et rêvent d’entreprendre. D’aucuns auront reconnu les fameux «Y» ou «digital natives», ces individus nés entre 1980 et 1997.

Mal à l’aise avec les codes traditionnels du monde professionnel, ils n’acceptent pas les journées de travail dites «à la papa». Aux horaires classiques 9h-18h, ils préfèrent les longues journées entrecoupées de multiples pauses pendant lesquelles ils échangent avec leurs amis, font des achats en ligne, répondent à leurs courriels privés, ou encore réservent leurs prochaines vacances. «On parle de multitasking, le travail multitâche qui nous fait zapper d’un dossier à l’autre et perdre en efficacité, mais aussi de «blurring» pour désigner l’effacement de la frontière entre la vie professionnelle et personnelle», relève le site Régions Job dans un article intitulé La journée de travail des générations Y et Z va vous étonner.

Ainsi, chez Best Buy par exemple, Beth Trippie passe allègrement du travail au loisir pendant les heures de bureau. Cette spécialiste de la planification estime en effet que tant que les résultats sont là, ses employeurs n’ont pas à se demander comment le travail est réalisé. «Je joue constamment aux jeux vidéo, on m’appelle au téléphone, et je me mets au travail. Et, il faut le dire, je le fais et je le fais bien.»

Cette manière de travailler pose cependant de vrais problèmes aux entreprises qui, dans bien des cas, se trouvent désemparées face aux «Y». Les recruteurs leur reprochent notamment de ne pas avoir la «culture de l’effort», contrairement à leurs aînés les baby-boomers et les «X» (les quadragénaires d’aujourd’hui), mais aussi d’être des zappeurs compulsifs, incapables de se concentrer sur une tâche. Pour 53% des dirigeants d’entreprises, les «Millenials» sont enfin difficiles à recruter et à fidéliser. »

Source : Le Temps

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